Aqababe : qui est vraiment cet influenceur controversé ?

Certains le détestent, d’autres le suivent assidûment — et beaucoup font les deux. Aqababe est l’un des profils les plus clivants des réseaux sociaux français. Derrière ce pseudo se cache un créateur de contenu qui a bâti sa notoriété sur les clashs, les révélations fracassantes et une capacité déconcertante à se retrouver au cœur de chaque polémique du moment.

En quelques années, l’influenceur est passé du statut de blogueur people confidentiel à celui de figure incontournable — oui, on fait une exception — du drama en ligne hexagonal. Pas forcément pour les bonnes raisons, d’ailleurs.

Aqababe : portrait d’un influenceur taillé pour le clash

Des débuts discrets, une ascension sur les réseaux

Son vrai nom ? Rayan Benali. Aqababe a commencé comme simple blogueur spécialisé dans les potins liés à la téléréalité française. Le format était rodé : captures d’écran, révélations en exclusivité, ton piquant. Ça a marché. Son compte Twitter, puis son compte Instagram, ont grossi à une vitesse que peu de créateurs de contenu français ont connue sans passer par une émission TV.

Ce qui distingue Aqababe d’un blogueur classique, c’est le passage au format vidéo et surtout l’élargissement de ses cibles. Il ne parle plus seulement de candidats de Secret Story ou de Koh-Lanta — il s’en prend à des rappeurs, à des influenceurs installés, à des personnalités publiques bien au-delà du périmètre téléréalité. Le drama attire le drama, et lui en a fait un modèle économique.

  • Des millions d’abonnés cumulés sur Instagram, Twitter/X et YouTube
  • Un positionnement unique : entre le compte de ragots et l’influenceur à part entière
  • Une audience jeune, très réactive, friande de confrontations en direct

Les affaires qui ont défrayé la chronique

Mai et juin restent deux mois particulièrement chargés dans l’agenda polémique d’Aqababe. C’est en mai 2023 qu’il a annoncé, en direct sur ses réseaux, la mort de Brigitte Bardot. Sauf que l’actrice était bien vivante. L’affaire a fait le tour des médias en quelques heures — franceinfo et plusieurs rédactions nationales ont dû publier des démentis en urgence. Aqababe a présenté des excuses, parlé d’une source erronée. Le mal était fait.

Cette affaire n’est pas un cas isolé. L’influenceur a accumulé les plaintes au fil des années. Des rappeurs l’ont visé directement dans leurs textes ou sur les réseaux. Des personnalités de la téléréalité ont porté des affaires devant la justice. La notion de vrai et de faux devient poreuse quand on produit du contenu à ce rythme-là, avec cette pression permanente d’être le premier à balancer une info.

En octobre, lors d’une autre séquence tendue, des captures d’écran attribuées à lui ont circulé et relancé des accusations de manipulation de l’information. Le schéma se répète : buzz immédiat, démenti partiel, oubli progressif — jusqu’à la prochaine affaire.

Parmi les moments marquants qui ont façonné sa réputation :

  • La fausse mort de Brigitte Bardot (mai 2023) : annonce en direct, panique médiatique, démenti de l’entourage de l’actrice en moins de deux heures
  • Plusieurs plaintes de personnalités pour diffamation ou atteinte à la vie privée
  • Des beefs publics avec des rappeurs français, certains ayant donné lieu à des échanges musclés sur les réseaux pendant des semaines
  • Des accusations de manipulation de captures d’écran, jamais totalement prouvées ni totalement démenties

Ce qui frappe, c’est la résilience du personnage. Chaque nuit de scandale est suivie d’un retour en force. Aqababe n’a jamais réellement disparu des écrans — ni perdu massivement d’abonnés après une polémique. C’est peut-être là son talent le plus sous-estimé : survivre à chaque tempête qu’il déclenche lui-même.

La France des réseaux sociaux a produit plusieurs profils de ce type — des personnages qui existent précisément parce qu’on ne peut pas les ignorer. Romy, une ancienne candidate de téléréalité, a elle-même été mêlée à l’une de ses affaires, illustrant à quel point l’écosystème people en ligne fonctionne en circuit fermé. Tout le monde se connaît, tout le monde s’observe, et Aqababe est celui qui appuie sur le bouton.

Ce que son parcours dit surtout de l’état des réseaux en France, c’est que la frontière entre l’influenceur et le média people non régulé est devenue quasi invisible. Sans rédaction, sans processus de vérification, avec une audience qui récompense la vitesse plutôt que la rigueur — le modèle tient, malgré tout. Jusqu’à quand ?

Questions fréquentes

Quel est le vrai nom d’Aqababe ?

Le vrai nom d’Aqababe est Rayan Benali. Il a choisi ce pseudonyme pour construire sa présence en ligne comme blogueur people, avant d’élargir son activité à la vidéo et aux réseaux sociaux grand public.

Pourquoi Aqababe a-t-il annoncé la mort de Brigitte Bardot ?

En mai 2023, Aqababe a annoncé en direct sur ses réseaux la mort de Brigitte Bardot, qui était pourtant toujours en vie. Il a invoqué une source erronée pour expliquer cette affaire. L’information a été reprise brièvement avant d’être démentie par les médias, dont franceinfo, en moins de deux heures.

Aqababe a-t-il été condamné par la justice ?

Plusieurs plaintes ont été déposées contre Aqababe au fil des années, notamment pour diffamation et atteinte à la vie privée. Les procédures judiciaires en France prennent du temps, et les informations disponibles publiquement ne font pas état d’une condamnation définitive à ce jour.

Sur quelles plateformes Aqababe est-il actif ?

Aqababe est principalement actif sur Twitter/X, Instagram et YouTube. C’est sur Twitter qu’il a d’abord construit son audience, avant de diversifier sa présence. Son compte X reste l’un de ses canaux les plus réactifs pour diffuser des informations en temps réel.

Quelle est la différence entre Aqababe et un journaliste people traditionnel ?

Un journaliste people traditionnel opère dans une rédaction avec des processus de vérification, une ligne éditoriale et une responsabilité légale encadrée. Aqababe fonctionne en indépendant, sans rédaction ni vérification systématique, ce qui lui permet une réactivité maximale mais l’expose à diffuser des informations non vérifiées, comme l’a montré l’affaire Brigitte Bardot.